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Yann LeCun va lancer « AMI Labs » et s’apprête à lever un demi-milliard !

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Yann LeCun, le pionnier français de l’IA qu’on appelle souvent un des « parrains » du deep learning, vient de tourner une page de sa vie. Après douze ans chez Meta, où il a dirigé la recherche et porté les couleurs de FAIR, il part créer sa propre boîte. Et pas n’importe laquelle : Advanced Machine Intelligence Labs, ou AMI Labs, qui décollera officiellement en janvier 2026.

AMI Labs : Une levée de fonds qui fait tourner les têtes

L’homme ne fait pas les choses à moitié. D’après les infos qui circulent (et confirmées par plusieurs sources comme le Financial Times), Yann LeCun est en pleine discussion pour ramasser environ 500 millions d’euros. Ça valoriserait sa startup à 3 milliards d’euros dès le départ, avant même qu’elle ne sorte un produit.

Dans le monde de l’IA en 2025, où les valorisations explosent pour des idées sur papier, c’est énorme, mais pas totalement fou quand on voit ce que d’autres comme Ilya Sutskever ont levé récemment.

Lire également à ce sujet : Meta : Yann LeCun quitte l’entreprise à cause d’une vision trop « business » de l’IA ?

Une équipe renforcée par un recrutement clé

Pour piloter l’opération au quotidien, Yann LeCun a convaincu Alexandre Lebrun, le boss et fondateur de Nabla (cette startup française qui cartonne dans l’IA pour la santé), de sauter le pas. Lebrun deviendra CEO d’AMI Labs, tout en gardant un pied chez Nabla comme chairman et chief AI scientist.

Les deux boîtes ont même annoncé un partenariat de recherche stratégique, avec Nabla qui aura un accès prioritaire aux techs d’AMI. Malin, ça permet de tester les idées dans le monde réel, surtout en santé où la fiabilité compte.

Pourquoi il dit non aux gros modèles génératifs

Ce qui rend AMI Labs vraiment intéressant, c’est la vision de Yann LeCun. Il n’a jamais été fan des mega LLMs que tout le monde adore scaler chez OpenAI, Google ou même Meta maintenant. Pour lui, ces modèles génératifs sont limités : ils crachent du texte ou des images, mais ne comprennent pas vraiment le monde physique.

Il parie tout sur les « world models« , des systèmes qui simulent la réalité, apprennent de vidéos et de données spatiales, prédisent les conséquences d’actions et finissent par raisonner et planifier comme un humain (ou presque).

On peut imaginer des robots qui anticipent vraiment ce qui va se passer, ou des IA pour la conduite autonome qui pigent la physique sans halluciner.

C’est ça, l’ambition : une IA plus intelligente, plus autonome, et applicable partout, de la robotique au transport.

Yann LeCun l’a dit lui-même : la Valley est obsédée par les génératifs, donc il faut bosser ailleurs, comme à Paris. AMI Labs sera globale, avec un fort ancrage en Europe. Meta, de son côté, restera partenaire technique (sans investir d’argent), histoire d’avoir accès aux avancées.

Bref, avec son CV en or (prix Turing inclus) et cette approche qui défie le mainstream, Yann LeCun pourrait bien secouer l’IA une fois de plus. 2026 s’annonce chaud, et on a hâte de voir si ces world models vont vraiment changer la donne !

Source : Financial Times

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