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L’essentiel en 30 secondes
- Le 4 août 2026, SpaceX a tenu sa première conférence de résultats depuis son entrée en Bourse. Elon Musk y a promis Grok 5 avant la fin de l’année, entraîné sur toutes les données produites par SpaceX depuis un quart de siècle.
- Il a aussi promis Grok 4.6 la semaine suivante. Autrement dit : aujourd’hui, vendredi 7 août.
- Nous avons ouvert les deux documents que SpaceX a réellement déposés auprès du gendarme boursier américain ce jour-là. Grok 5, Grok 4.6, Grok 4.7, Nvidia, Vera Rubin, Starmind : zéro occurrence, dans les deux. Tout cela a été dit à l’oral, rien n’a été écrit.
- Vérifié ce 7 août 2026 à 17 h 10 (heure de Paris) sur trois catalogues publics : le modèle le plus récent réellement servi reste Grok 4.5.
Le 4 août 2026, à 16 h 01 et 5 secondes heure de New York, une société nommée Space Exploration Technologies Corp a déposé un formulaire 8-K à la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse américaine. Vingt-neuf minutes plus tard, Elon Musk prenait la parole devant les analystes financiers pour la première fois de l’histoire de SpaceX en tant que société cotée. Et il a passé une bonne partie de son temps à parler non pas de fusées, mais d’une intelligence artificielle : Grok.
Ce qu’il a annoncé est spectaculaire. Grok 5 avant la fin de l’année. Une IA nourrie à l’intégralité des archives d’ingénierie de SpaceX. Vingt gigawatts de puissance électrique. Des satellites qui calculent en orbite. De quoi faire des titres partout.
Cet article fait autre chose. Il pose la question la plus simple et la plus rarement posée : qui promet quoi, pour quand, et qu’est-ce qui est déjà livré ? Nous avons ouvert les documents officiels, recollé les citations mot à mot sur deux transcriptions indépendantes de la conférence, et interrogé les catalogues publics qui disent, eux, ce qui tourne vraiment. Le résultat est plus intéressant que l’annonce.
Statut mesuré le 7 août 2026 à 17 h 10 (heure de Paris)
Grok 4.6 était promis pour aujourd’hui. À cette heure, il est introuvable sur les trois sources publiques que nous avons interrogées : le blog officiel de l’éditeur, sa documentation technique, et un catalogue public qui recense 400 modèles d’IA. Le modèle servi reste Grok 4.5. Cela peut changer d’ici ce soir : les mesures ci-dessous sont horodatées.
D’abord, un mot sur ce qu’est devenu Grok
Beaucoup de lecteurs ont en tête un Grok qui serait resté l’IA de Twitter. C’est très en retard sur la réalité, et il faut deux dates pour remettre les choses en place, toutes deux tirées du rapport trimestriel officiel déposé le 4 août.
Le 28 mars 2025, xAI, l’entreprise d’IA fondée par Elon Musk, a racheté X, l’ancien Twitter. Puis le 2 février 2026, c’est SpaceX qui a racheté xAI, laquelle est devenue une filiale à 100 %. Depuis, l’ensemble ne fait plus qu’une seule société cotée, sous le symbole boursier SPCX au Nasdaq depuis le 12 juin 2026. La marque publique de la partie IA s’affiche désormais sous le nom SpaceXAI : c’est écrit noir sur blanc dans le titre des pages du site officiel.
Conséquence très concrète : le constructeur de fusées et l’éditeur du chatbot sont la même entreprise, avec les mêmes comptes, les mêmes actionnaires et les mêmes obligations de transparence. C’est précisément ce qui rend possible la vérification que nous avons faite. Une entreprise cotée doit déposer ses annonces par écrit. Et ce qui est écrit ne dit pas la même chose que ce qui a été dit au micro. Si vous voulez le contexte de départ, notre présentation de xAI retrace la naissance de l’entreprise.

Grok 5 : la promesse, mot à mot
Voici ce qu’Elon Musk a dit pendant la conférence. Nous avons recollé chaque citation caractère par caractère sur deux transcriptions publiées indépendamment, celles d’Investing.com et de MarketBeat. Les deux donnent le même texte, à un détail près : MarketBeat abrège le mot gigawatts en GW.
« Avec Grok 5, qui devrait sortir avant la fin de cette année, nous allons intégrer l’intégralité du corpus de données de SpaceX. » (With Grok 5, which should be out before the end of this year, we will be incorporating the entire corpus of SpaceX data.)
Elon Musk, conférence de résultats du 4 août 2026
Il précise aussitôt l’ampleur de la chose :
« En gros, toutes les données que SpaceX a jamais produites, ce qui représente une quantité considérable sur un quart de siècle, seront intégrées à l’entraînement de Grok. » (Basically, all the data that SpaceX has ever produced, which is a tremendous amount over the course of a quarter century, will be incorporated into Grok training.) Et il en tire la conclusion : « Nous pensons que cela fera de Grok, de très loin, le meilleur ingénieur. » (We think this will make Grok by far the best engineer.)
Elon Musk, même conférence
Un quart de siècle, ce n’est pas une figure de style. Son prospectus d’introduction en Bourse, déposé le 12 juin 2026, donne la date exacte : SpaceX a été fondée le 14 mars 2002, sous le régime du Delaware, avant d’être réincorporée au Texas le 14 février 2024. Cela fait vingt-quatre ans de télémétrie de vol, de rapports d’anomalie, de plans, de journaux de fabrication et de résultats d’essais au banc. C’est probablement l’un des plus gros corpus d’ingénierie aérospatiale jamais constitué par une entreprise privée.
Ce que le mot corpus veut dire ici
Un modèle d’IA apprend en avalant des textes, des images, des chiffres. Le corpus, c’est l’ensemble de ce qu’on lui donne à avaler. Jusqu’ici, les grands modèles se nourrissent surtout du web public, de livres et de code. Ce que Musk promet, c’est d’y ajouter un stock privé, que personne d’autre ne possède, sur un domaine très précis : construire et faire voler des fusées.
Concrètement, qu’est-ce que ça changerait ?
Soyons honnêtes sur les deux côtés de la balance, parce que l’annonce se prête à beaucoup d’emballement.
Ce qui plaide pour
- C’est de la donnée que personne d’autre n’a. Les grands modèles concurrents s’entraînent tous à peu près sur le même web. Une IA qui aurait lu vingt-quatre ans de résultats d’essais moteur disposerait d’un savoir que ni ChatGPT, ni Gemini, ni Claude ne peuvent aller chercher.
- C’est de la donnée avec un verdict. C’est le point le plus intéressant. En ingénierie spatiale, chaque décision finit par se solder par un vol réussi ou un échec. Le modèle n’apprend pas seulement ce que des humains ont écrit : il apprend ce qui a marché. Cette qualité de signal est rare.
- L’infrastructure existe déjà. Contrairement à beaucoup d’annonces d’IA, celle-ci s’appuie sur des machines qui tournent : 1,4 gigawatt de capacité de calcul installée au 30 juin 2026, chiffre certifié dans le rapport déposé à la SEC.
Ce qui plaide contre
- La quantité n’est pas la qualité. Vingt-quatre ans d’archives d’entreprise, c’est aussi vingt-quatre ans de fichiers mal rangés, de formats propriétaires, de mesures non annotées et de documents qui ne veulent rien dire hors contexte. Nettoyer ce genre de stock est un travail énorme, et personne n’a communiqué dessus.
- Un très bon ingénieur en fusées n’est pas une IA généraliste meilleure. Même si la promesse se réalise parfaitement, l’effet pour vous, qui demandez à une IA de résumer un contrat ou de corriger un texte, sera probablement nul.
- Aucun chiffre, aucun protocole, aucune démonstration. Musk n’a annoncé aucun test de référence, aucune comparaison, aucune méthode d’évaluation. C’est une intention, pas un résultat.
Et surtout, une chose que peu de gens ont relevé : dans la même conférence, Musk a indiqué que l’entraînement de Grok ne consomme qu’une petite part de la puissance de calcul du groupe.
« Je m’attendrais à ce que peut-être 10 % de notre calcul serve à l’entraînement de Grok, quelque chose comme ça. » (I would expect maybe 10% of our compute to be used for Grok training, something like that.)
Elon Musk, réponse à un analyste, 4 août 2026
Autrement dit : les 90 % restants servent à faire tourner les modèles pour les clients et à louer de la puissance à d’autres entreprises. La partie qui consiste à construire la meilleure IA du monde est, en volume de calcul, la petite partie de l’activité.
L’outil : où chaque promesse apparaît, et où elle n’apparaît pas
Voici le cœur de notre travail. Nous avons pris les six promesses faites le 4 août, et nous les avons cherchées, une par une, dans quatre endroits différents. Choisissez une promesse, puis une source, et vous verrez exactement ce qu’on y trouve.
Vérificateur de promesses
Six promesses, quatre sources, vingt-quatre réponses. Tout est mesuré le 7 août 2026.
Grok 4.6 dans les documents déposés à la SEC
Nous avons cherché la chaîne Grok 4.6 dans les deux documents déposés le 4 août 2026 : le communiqué de résultats joint au formulaire 8-K, et le rapport trimestriel 10-Q. Résultat : aucune occurrence, dans ni l’un ni l’autre. Le seul modèle nommé dans le communiqué est Grok 4.5.
Grok 4.6 à la conférence du 4 août
Elon Musk, mot à mot : « Nous avons Grok 4.6 qui sort probablement la semaine prochaine » (We have Grok 4.6 coming out probably next week). La conférence ayant eu lieu le mardi 4 août, cette formulation recouvre la semaine du 10 août. Mais dans son post du 28 juillet, Musk avait donné une date plus précise : autour du 7 août.
Grok 4.6 sur le blog officiel
Le blog officiel de l’éditeur, à l’adresse x.ai/news, ne contient aucune mention de Grok 4.6. Son billet le plus récent date du 31 juillet 2026 et porte sur un modèle vidéo. Il n’y a donc rien de publié sur la conférence de résultats du 4 août, ni sur aucune des annonces qui y ont été faites.
Grok 4.6 dans les catalogues publics
La documentation technique officielle affiche toujours Grok 4.5 comme modèle phare, avec le badge indiquant qu’il s’agit du plus récent. L’API publique du catalogue OpenRouter, interrogée sans clé et sans compte, renvoie 400 modèles : aucun identifiant grok-4.6. Le plus récent de la famille reste grok-4.5.
Grok 4.7 dans les documents déposés à la SEC
Même mesure, même résultat : aucune occurrence de Grok 4.7 dans les deux documents déposés le 4 août 2026. Un rapport trimestriel décrit ce qui s’est passé, pas ce qui est prévu, et cette absence n’a rien d’anormal en soi. Elle rappelle simplement qu’aucun engagement écrit n’a été pris.
Grok 4.7 à la conférence du 4 août
« Et ensuite Grok 4.7 dans environ trois ou quatre semaines à compter d’aujourd’hui. » (and then Grok 4.7 is about three or four weeks from today.) Cela place la sortie entre le 25 août et le 1er septembre 2026. Dans son post du 28 juillet, Musk avait décrit Grok 4.7 comme un modèle bien plus gros : « Grok 4.7 sera le modèle à 2,1 T, publié quelques semaines plus tard. » (Grok 4.7 will be the 2.1T model released a few weeks later.)
Grok 4.7 sur le blog officiel
Aucune mention de Grok 4.7 sur x.ai/news. C’est logique pour un modèle annoncé à trois ou quatre semaines. Ce qui l’est moins, c’est que le blog n’ait rien publié du tout depuis le 31 juillet, alors que l’entreprise a tenu entre-temps la première conférence de résultats de son histoire.
Grok 4.7 dans les catalogues publics
Rien, ce qui est attendu. Le point utile est ailleurs : les catalogues donnent un précédent chiffré. Grok 4.5 est apparu dans le catalogue d’API le 8 juillet 2026 à 15 h 05 min 54 s (heure universelle), et le blog officiel n’a annoncé son arrivée dans les applications grand public que le 23 juillet. Quinze jours entre l’API et le public.
Grok 5 dans les documents déposés à la SEC
C’est la mesure la plus parlante de tout cet article. La promesse la plus forte de la journée, celle qui a fait tous les titres, n’apparaît nulle part dans les documents que l’entreprise a déposés le même jour. Ce qui y est écrit sur les modèles se résume à une ligne : Grok 4.5 est sorti en juillet.
Grok 5 à la conférence du 4 août
« Avec Grok 5, qui devrait sortir avant la fin de cette année, nous allons intégrer l’intégralité du corpus de données de SpaceX. » (With Grok 5, which should be out before the end of this year, we will be incorporating the entire corpus of SpaceX data.) Aucune date précise, aucun test de référence, aucune méthode d’évaluation n’a été donnée.
Grok 5 sur le blog officiel
Aucune trace de Grok 5 sur le blog officiel de l’éditeur. Sur ce site, le modèle le plus récent annoncé reste Grok 4.5, dont l’arrivée sur les applications iOS, Android, le web et X a été publiée le 23 juillet 2026.
Grok 5 dans les catalogues publics
Rien, évidemment, pour un modèle annoncé pour la fin de l’année. Le catalogue apporte tout de même un repère utile : l’alias qui pointe vers le dernier modèle de la famille a été créé le 8 juillet 2026, avec 500 000 tokens de contexte et une facturation à 2 dollars le million de tokens en entrée. Il n’a pas bougé depuis un mois.
Les gigawatts dans les documents déposés à la SEC
Les documents déposés contiennent un seul indicateur de puissance, et c’est un constat, pas un objectif : 1,4 gigawatt de calcul nominal installé au 30 juin 2026, contre 1,0 au 31 mars et 0,4 un an plus tôt. Le rapport 10-Q précise que cette mesure exclut le refroidissement, l’éclairage, la sécurité et les pertes de distribution. Aucun objectif 2026 ou 2027 n’est écrit.
Les gigawatts à la conférence du 4 août
Pour fin 2026 : « Nous prévoyons de terminer cette année avec plus de deux gigawatts de calcul. » (We expect to end this year with over two gigawatts of compute.) Pour fin 2027, en revanche, Musk donne trois chiffres différents dans la même réponse : environ 10 de calcul, 20 visés en alimentation et refroidissement, et environ 15 réellement attendus. Le détail est expliqué plus bas dans l’article.
Les gigawatts sur le blog officiel
Le mot gigawatt n’apparaît pas une seule fois sur la page d’actualités du blog officiel. Ce blog parle de produits et de modèles, pas d’infrastructure. C’est un choix éditorial cohérent, mais qui laisse la partie la plus lourde du sujet, financièrement, hors du canal officiel de communication produit.
Les gigawatts dans les catalogues publics
Un catalogue de modèles ne dit rien d’un centre de données, et il serait malhonnête de compter cette absence comme un manque. Ce qu’il dit, en revanche, se vérifie en une requête : les tarifs affichés pour Grok 4.5 sont identiques dans la documentation officielle et chez OpenRouter, à 2 dollars le million de tokens en entrée et 6 en sortie.
Nvidia Vera Rubin dans les documents déposés à la SEC
Ni le mot Nvidia, ni le mot Rubin n’apparaissent dans les deux documents déposés le 4 août 2026. Une annonce d’exclusivité avec Nvidia, pour une entreprise qui a investi 15,8 milliards de dollars dans son infrastructure IA sur le seul deuxième trimestre, et rien par écrit le jour même.
Nvidia Vera Rubin à la conférence du 4 août
« Nous avons décidé de construire exclusivement sur Nvidia, parce que nous pensons que l’architecture Vera Rubin est la meilleure architecture. » (we’ve decided to build exclusively on Nvidia, because we think the Vera Rubin architecture is the best architecture.) Musk ajoute une formule sans ambiguïté : « Nous sommes exclusifs à Nvidia. » (We’re exclusive to Nvidia.)
Nvidia Vera Rubin sur le blog officiel
Aucune mention de Nvidia ni de Vera Rubin sur la page d’actualités officielle. Un partenariat de cette taille se communique en général par un communiqué conjoint des deux entreprises. Au 7 août 2026, nous n’en avons trouvé aucun côté éditeur.
Nvidia Vera Rubin dans les catalogues publics
Le matériel sur lequel tourne un modèle n’est pas exposé dans un catalogue d’API : vous achetez des tokens, pas des cartes graphiques. Impossible donc de vérifier une exclusivité matérielle par ce biais, et nous ne prétendons pas le contraire. Elle se vérifiera dans les comptes des trimestres suivants.
Les satellites Starmind dans les documents déposés à la SEC
Le mot Starmind n’apparaît pas une seule fois dans les deux documents. Pour une société qui déposera des satellites en orbite dès l’an prochain selon son propre dirigeant, c’est le genre de programme qu’on s’attend à voir mentionné, au moins dans les facteurs de risque. Il n’y est pas.
Les satellites Starmind à la conférence du 4 août
« Concernant le satellite d’IA Starmind, qui sera essentiellement un ordinateur Vera Rubin NVL72 optimisé. Ce n’est pas une sorte de projet lointain. » (With respect to the Starmind AI satellite, which will be essentially an optimized Vera Rubin NVL72 computer. This is not some sort of far future distant thing.) Musk annonce des premiers lancements dès l’an prochain, et le même matériel déployé au sol comme en orbite.
Les satellites Starmind sur le blog officiel
Rien sur Starmind côté blog de l’éditeur. C’est un programme spatial, il relèverait plutôt de la communication de SpaceX que de celle de la division IA. Reste que le nom du programme, à ce jour, n’existe publiquement que dans la parole d’un dirigeant retranscrite par des sites financiers.
Les satellites Starmind dans les catalogues publics
Un satellite ne s’inscrit pas dans un catalogue d’API. En revanche, la faisabilité se mesurera autrement, et c’est vérifiable publiquement : le nombre de lancements. SpaceX en a réalisé 78 sur le premier semestre 2026, pour 1 041 tonnes mises en orbite, chiffres tirés du communiqué déposé le 4 août.
24 combinaisons. Mesures effectuées le 7 août 2026 sur sec.gov, x.ai, docs.x.ai et l’API publique d’OpenRouter, plus deux transcriptions indépendantes de la conférence.

Le calendrier réel des modèles Grok, tel qu’on peut le vérifier
Ce tableau met côte à côte ce qui a été promis et ce qu’on trouve réellement. La dernière colonne est le résultat de nos mesures du 7 août 2026 à 17 h 10, heure de Paris.
| Modèle | Annoncé par qui, et quand | Date annoncée | Ce qui est servi au 7 août 2026 |
|---|---|---|---|
| Grok 4.5 | Communiqué SpaceX du 4 août 2026 | Sorti en juillet 2026 | Disponible. Modèle phare de la documentation officielle. Créé le 8 juillet sur OpenRouter, 500 000 tokens de contexte, 2 $ et 6 $ le million de tokens |
| Grok 4.6 | Elon Musk sur X, 28 juillet 2026, puis conférence du 4 août | Autour du 7 août 2026 | Introuvable. Absent du blog officiel, de la documentation et de l’API publique d’OpenRouter |
| Grok 4.7 | Elon Musk, conférence du 4 août 2026 | Trois à quatre semaines après le 4 août, soit fin août | Rien de public. Annoncé à 2 100 milliards de paramètres dans le post du 28 juillet |
| Grok 5 | Elon Musk, conférence du 4 août 2026 | Avant la fin 2026 | Rien de public. Aucune mention dans les documents déposés le même jour |
Le détail que personne ne relève
Le communiqué déposé à la SEC écrit que Grok 4.5 « intègre notre modèle de fondation V9 de 1 500 milliards de paramètres » (incorporates our 1.5 trillion-parameter V9 foundation model). Or dans son post du 28 juillet, Musk présente Grok 4.6 comme « le modèle à 1,5 T » (the 1.5T model). Les deux ne se contredisent pas : cela veut dire que Grok 4.6 n’est pas un modèle plus gros que Grok 4.5. C’est la même base, mieux entraînée en aval. Le vrai saut de taille, ce sera Grok 4.7 et ses 2 100 milliards de paramètres.
- SpaceX rachète xAI
xAI, qui possédait déjà X depuis mars 2025, devient une filiale à 100 % de SpaceX. Source : rapport trimestriel déposé le 4 août 2026.
- SpaceX entre en Bourse
638 888 888 actions placées, environ 85,7 milliards de dollars de produit net, cotation au Nasdaq sous le symbole SPCX.
- Grok 4.5 apparaît dans les catalogues d’API
Horodatage lisible dans l’API publique d’OpenRouter. 500 000 tokens de contexte, 2 dollars le million de tokens en entrée.
- Grok 4.5 arrive dans les applications grand public
Quinze jours après l’API. Annonce sur le blog officiel : iOS, Android, le web et X.
- Musk donne une date pour Grok 4.6
Sur X : « Grok 4.6 sort autour du 7 août. » (Grok 4.6 releases around August 7.) Et Grok 4.7 à 2 100 milliards de paramètres quelques semaines plus tard.
- Dernier billet publié sur le blog officiel
Un modèle de génération vidéo. Depuis, plus rien, y compris sur la conférence de résultats.
- Dépôt des résultats, puis conférence
Le formulaire 8-K est accepté par la SEC. Vingt-neuf minutes plus tard, Elon Musk annonce Grok 4.6, Grok 4.7, Grok 5, l’exclusivité Nvidia et les satellites Starmind.
- Date promise pour Grok 4.6
Nos mesures : rien sur le blog officiel, rien dans la documentation, rien dans l’API publique. Le modèle servi reste Grok 4.5.

La course aux gigawatts, expliquée simplement
C’est la partie de l’annonce que l’on comprend le moins et qui pèse le plus lourd. Commençons par le mot lui-même.
Un gigawatt, c’est quoi ?
Un gigawatt, c’est un milliard de watts, soit à peu près la puissance d’un réacteur nucléaire. Quand une entreprise d’IA parle de gigawatts, elle ne parle pas de vitesse de calcul mais d’électricité consommée par ses machines. C’est devenu l’unité de mesure du secteur parce que c’est ce qui limite tout : on sait acheter des puces plus vite qu’on ne sait raccorder des centrales.
Le seul chiffre certifié, celui qui figure dans les documents déposés, c’est 1,4 gigawatt de calcul nominal installé au 30 juin 2026. Le directeur financier l’a répété au micro : « Nous avons terminé le deuxième trimestre avec 1,4 gigawatt de calcul nominal, contre un gigawatt au premier trimestre et 400 mégawatts un an plus tôt. » (We ended the second quarter with 1.4 gigawatts of nameplate compute up from one gigawatt in Q1 and 400 megawatts a year earlier.) Le rapport trimestriel précise que cette mesure exclut le refroidissement, l’éclairage, la sécurité et les pertes de distribution, et ajoute : « Nous utilisons cet indicateur pour évaluer notre capacité à déployer, mettre à l’échelle et monétiser la capacité de calcul. » (We use this metric to assess our ability to deploy, scale, and monetize compute capacity.)
Ensuite viennent les objectifs, et c’est là que ça se complique. Voici tous les chiffres cités le 4 août, avec ce que chacun mesure réellement.
| Échéance | Chiffre | Ce que le chiffre mesure | Où il est dit |
|---|---|---|---|
| 30 juin 2025 | 0,4 GW | Calcul nominal installé | Écrit dans le communiqué déposé |
| 31 mars 2026 | 1,0 GW | Calcul nominal installé | Écrit dans le communiqué déposé |
| 30 juin 2026 | 1,4 GW | Calcul nominal installé | Écrit dans le communiqué et le rapport 10-Q |
| Fin 2026 | Plus de 2 GW | Calcul nominal | Dit à l’oral par le directeur financier et par Elon Musk. Absent des documents déposés |
| Fin 2027 | Plus proche de 10 que de 5 | Calcul nominal | Dit à l’oral par Elon Musk |
| Fin 2027 | 20 GW visés | Alimentation électrique et refroidissement, pas le calcul | Dit à l’oral, avec la précision qu’il ne pense pas y arriver |
| Fin 2027 | Environ 15 GW | Au niveau des centrales électriques | Dit à l’oral par Elon Musk, comme prévision réaliste |
Ces trois derniers chiffres proviennent d’une seule et même réponse, à une seule et même question, posée par un analyste de Morgan Stanley qui demandait précisément confirmation du chiffre pour fin 2027. Musk répond :
« Notre objectif provisoire est en fait d’avoir 20 gigawatts au niveau de l’alimentation et du refroidissement en service d’ici la fin de l’année prochaine. » (Our tentative target is to actually have 20 gigawatts at the power and cooling level online by the end of next year.) Puis, dans la phrase suivante : « Maintenant, je ne pense pas que nous allons atteindre 20 gigawatts » (Now, I don’t think we’re going to achieve 20 gigawatts). Et enfin : « Je m’attendrais à ce que nous ayons encore, au niveau des centrales électriques, quelque chose de proche de 15 gigawatts. » (I would expect that we’d still probably have, at the power plant level, something close to 15 gigawatts.)
Elon Musk, réponse à Adam Jonas, Morgan Stanley, 4 août 2026
Ce n’est pas une contradiction, et il serait malhonnête de le présenter comme telle. C’est une réponse de dirigeant qui distingue un objectif ambitieux d’une prévision réaliste, et qui le dit franchement. Mais cela veut dire qu’on peut titrer sans mentir que le groupe vise 20 gigawatts, et titrer tout aussi honnêtement qu’il en table plutôt sur 15. Aucun des deux chiffres ne mesure la même chose que le 1,4 gigawatt certifié dans les comptes. Pour un lecteur, c’est indémêlable sans le transcript sous les yeux.

Deux ordres de grandeur pour mesurer l’effort financier, tous deux tirés du communiqué déposé le 4 août : sur le seul deuxième trimestre 2026, l’entreprise a investi 15,8 milliards de dollars dans son infrastructure IA, sur 18,4 milliards d’investissements totaux. Sur le premier semestre, l’infrastructure IA atteint 23,6 milliards de dollars, contre 3,3 milliards un an plus tôt. Le segment IA a dégagé 2,56 milliards de dollars de chiffre d’affaires au deuxième trimestre, en hausse de 247 % sur un an, tout en perdant 1,26 milliard en exploitation.
Cette course n’est pas propre à SpaceX, et l’Europe s’y est engagée de son côté : nous avons détaillé ce chantier dans notre article sur les sept usines géantes d’IA lancées par l’Union européenne.
Le coût qui n’est pas dans les slides
Le rapport trimestriel déposé le 4 août contient une information que les résumés de presse ne reprennent pas. Le 14 avril 2026, la NAACP, organisation américaine historique de défense des droits civiques, a assigné en justice la filiale IA du groupe : selon la plainte, « les turbines à gaz mobiles qui alimentent le centre de données COLOSSUS II » (the mobile gas turbines powering the COLOSSUS II data center) violeraient le Clean Air Act, la loi fédérale sur la qualité de l’air. La procédure est en cours. C’est le rappel que ces gigawatts se produisent quelque part, à côté de chez des gens.
Des satellites qui calculent : le programme Starmind
C’est l’annonce la plus étonnante du 4 août, et paradoxalement la plus logique venant de cette entreprise. L’idée : mettre les ordinateurs d’IA en orbite basse, plutôt qu’au sol.
« Concernant le satellite d’IA Starmind, qui sera essentiellement un ordinateur Vera Rubin NVL72 optimisé. Ce n’est pas une sorte de projet lointain. » (With respect to the Starmind AI satellite, which will be essentially an optimized Vera Rubin NVL72 computer. This is not some sort of far future distant thing.)
Elon Musk, 4 août 2026
Musk annonce des premiers lancements dès l’an prochain, et précise que le même matériel serait déployé au sol comme en orbite. Pourquoi l’espace ? Trois raisons, faciles à comprendre : l’énergie solaire y est disponible en permanence sans passer par un réseau électrique terrestre, le refroidissement se fait par rayonnement dans le vide, et il n’y a ni permis de construire ni riverain à convaincre. À l’inverse, les obstacles sont tout aussi visibles : faire redescendre les données coûte de la bande passante, on ne va pas réparer une carte en panne à 500 kilomètres d’altitude, et l’électronique vieillit vite sous les radiations.

Une chose est certaine, et elle est vérifiable dans le communiqué : cette entreprise sait lancer. Elle a réalisé 78 lancements sur le premier semestre 2026, pour 1 041 tonnes mises en orbite. C’est le seul point de la promesse Starmind qui repose déjà sur des chiffres publiés.
Musk et les dates : le regard critique, sans procès
Il faut poser la question, parce que c’est le service que l’on doit au lecteur : quand Elon Musk donne une date, que vaut-elle ?
La réponse honnête n’est pas qu’elles ne valent rien. Elle est plus nuancée, et on peut la mesurer sur un cas précis, celui de Grok 4.5.
- La chose finit par arriver. Grok 4.5 avait été annoncé, et Grok 4.5 est sorti. Il est aujourd’hui le modèle phare de la documentation officielle, et son arrivée est mentionnée dans le communiqué déposé à la SEC, ce qui engage juridiquement la société.
- Mais sortir ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Grok 4.5 est apparu dans le catalogue d’API le 8 juillet 2026. Le blog officiel n’a annoncé sa disponibilité sur iOS, Android, le web et X que le 23 juillet. Quinze jours d’écart entre les deux, pour le même modèle.
- Et la date exacte glisse. Le 28 juillet, Grok 4.6 était annoncé pour le 7 août environ. Le 4 août, il était présenté comme attendu la semaine suivante, ce qui pointe plutôt vers la semaine du 10. Deux formulations, deux fenêtres différentes, à une semaine d’intervalle.
La bonne façon de lire une annonce de Musk n’est donc ni de la croire au jour près, ni de la balayer. C’est de retenir la direction et de traiter la date comme une intention. Sur ce point, il faut d’ailleurs lui reconnaître une chose : dans la même conférence, il a annoncé un objectif de 20 gigawatts et déclaré qu’il ne pensait pas l’atteindre. Peu de dirigeants font les deux dans la même phrase.

Grok en France : où l’utiliser, et à quelles conditions
Question très pratique, et nous l’avons testée plutôt que devinée. Grok est accessible depuis la France par trois portes : le site grok.com, l’application mobile dédiée, et directement dans l’application X. L’interface est bien en français.
Nous avons ouvert grok.com depuis un navigateur français, sans être connecté, et envoyé un message. Résultat mesuré le 7 août 2026 : le message part, mais aucune réponse n’arrive. Un panneau s’affiche à la place, qui demande de créer un compte pour continuer la conversation.

Pour l’API, la documentation officielle affiche des tarifs publics, identiques à ceux relevés chez OpenRouter : 2 dollars le million de tokens en entrée et 6 dollars en sortie pour Grok 4.5, avec une fenêtre de contexte de 500 000 tokens. C’est le prix d’un modèle destiné aux développeurs, pas d’un usage grand public.
Si votre besoin est simplement de discuter avec une IA, tout de suite, en français, sans créer de compte, il existe des solutions plus directes. Nous avons comparé plusieurs de ces options dans notre test de Grok 4.5 et dans notre comparatif ChatGPT contre Grok.
Ce qu’il faut retenir
Ce qui est solide, ce qui ne l’est pas
- Solide, parce que déposé par écrit : 1,4 gigawatt de calcul installé au 30 juin 2026, Grok 4.5 sorti en juillet, 15,8 milliards de dollars investis dans l’infrastructure IA sur un seul trimestre, 2,56 milliards de chiffre d’affaires pour le segment IA.
- Fragile, parce que seulement dit à l’oral : Grok 4.6, Grok 4.7, Grok 5, l’exclusivité Nvidia Vera Rubin, les satellites Starmind, et tous les objectifs de puissance au-delà du 30 juin 2026.
- Faux si on le lit vite : l’idée que la puissance visée pour fin 2027 serait de 15 gigawatts de calcul. Les 15 gigawatts sont une prévision d’alimentation électrique, pas de calcul, et le chiffre de calcul cité vise plutôt 10 que 5.
Une IA entraînée sur un quart de siècle d’archives de fusées, c’est une idée forte, et probablement l’une des rares vraies différenciations qui restent dans un secteur où tout le monde s’entraîne sur le même web. Mais au 7 août 2026, c’est une phrase prononcée dans une conférence téléphonique, pas une ligne dans un document. La différence n’est pas rhétorique : la première engage un dirigeant devant des journalistes, la seconde l’engage devant un régulateur.
Nous remesurerons. Si Grok 4.6 apparaît dans les catalogues publics, la date sera horodatée à la seconde, et l’écart avec le 7 août sera connu au jour près. C’est la seule façon honnête de juger une promesse : attendre l’échéance, puis regarder.
Pas besoin d’attendre le prochain modèle pour tester une IA
Grok 5 est promis pour la fin de l’année, Grok 4.6 était promis pour aujourd’hui. Pendant ce temps, vous pouvez discuter avec une IA tout de suite, en français, gratuitement et sans créer de compte. Le modèle le plus récent d’OpenAI, GPT-5.6, y est accessible gratuitement et sans limite de messages.
Questions fréquentes sur Grok 5
Quand sort Grok 5 ?
Elon Musk a déclaré le 4 août 2026 que Grok 5 devrait sortir avant la fin de l’année 2026. C’est la seule indication publique, et elle a été donnée à l’oral pendant une conférence de résultats. Aucune date précise n’a été annoncée, et Grok 5 n’est mentionné dans aucun des deux documents déposés par SpaceX auprès de la SEC ce jour-là. Attention aux réponses que vous pourriez lire ailleurs : plusieurs pages françaises bien classées annoncent encore une sortie au premier trimestre 2026, ce qui est faux.
Qu’est-ce que Grok 5 aura de différent ?
La seule différence annoncée est l’ajout, dans les données d’entraînement, de l’intégralité des données produites par SpaceX depuis sa création en 2002 : télémétrie de vol, journaux de fabrication, données d’ingénierie. Musk estime que cela fera de Grok « de très loin, le meilleur ingénieur » (by far the best engineer). Aucun test de référence, aucune taille de modèle et aucune méthode d’évaluation n’ont été communiqués à ce jour.
Grok 4.6 est-il sorti ?
Pas au moment où nous écrivons, le 7 août 2026 à 17 h 10 heure de Paris, alors que c’était la date annoncée par Elon Musk le 28 juillet. Nous avons vérifié trois sources publiques : le blog officiel de l’éditeur, dont le dernier billet date du 31 juillet, la documentation technique, qui affiche toujours Grok 4.5 comme modèle le plus récent, et l’API publique d’OpenRouter, qui liste 400 modèles sans aucun grok-4.6. Cela peut évidemment changer dans les heures ou les jours qui suivent.
Est-ce que Grok est gratuit ?
Il existe un accès gratuit, mais il demande un compte. Nous avons testé grok.com depuis la France sans être connecté le 7 août 2026 : le message part, aucune réponse n’arrive, et un panneau demande de s’inscrire pour continuer la conversation. Pour les développeurs, l’API est payante, à 2 dollars le million de tokens en entrée et 6 dollars en sortie pour Grok 4.5.
Quelle est la meilleure IA entre Grok et ChatGPT ?
Cela dépend entièrement de l’usage, et aucune des deux ne gagne partout. Grok est intégré à X et se distingue sur l’accès à l’actualité en temps réel et sur la génération d’images et de vidéos. ChatGPT reste devant sur l’écosystème d’outils et le nombre d’intégrations. Sur le code, la concurrence est très serrée. Nous détaillons la comparaison dans notre article ChatGPT contre Grok, et nos mesures sur la dernière version dans notre test de Grok 4.5.
Grok appartient-il encore à xAI ?
xAI existe toujours, mais comme filiale. Le rapport trimestriel déposé le 4 août 2026 indique que SpaceX a acquis xAI le 2 février 2026, et que xAI en est devenue une filiale à 100 %. xAI avait elle-même racheté X, l’ancien Twitter, le 28 mars 2025. L’ensemble est coté au Nasdaq sous le symbole SPCX depuis le 12 juin 2026, et la marque publique de la division IA s’affiche désormais sous le nom SpaceXAI.
Faut-il croire les dates annoncées par Elon Musk ?
La direction se confirme plus souvent que la date. Grok 4.5 a bien été annoncé puis livré. Mais entre son apparition dans le catalogue d’API le 8 juillet 2026 et son annonce officielle sur les applications grand public le 23 juillet, il s’est écoulé quinze jours pour le même modèle. Et Grok 4.6, annoncé le 28 juillet pour le 7 août environ, était présenté une semaine plus tard comme attendu la semaine suivante. La bonne lecture consiste à retenir l’intention et à traiter la date comme une fourchette.
Que veut dire un quart de siècle de données SpaceX ?
Le prospectus d’introduction en Bourse de la société, déposé le 12 juin 2026, indique qu’elle a été fondée le 14 mars 2002. Cela fait vingt-quatre ans d’activité en 2026. Le stock comprend, selon la formule employée par Elon Musk, « toutes les données que SpaceX a jamais produites » (all the data that SpaceX has ever produced) : essais de moteurs, télémétrie de vol, journaux de fabrication, rapports d’anomalie. Sa particularité est que chaque décision d’ingénierie qui y figure a un verdict connu, un vol réussi ou un échec, ce qui est rare dans les données d’entraînement habituelles.
Pour comprendre le fonctionnement des grands modèles de langage et les notions employées dans cet article, notre guide complet de l’intelligence artificielle reprend tout depuis le début.
Sources primaires consultées le 7 août 2026. Formulaire 8-K et communiqué de résultats du deuxième trimestre 2026 de Space Exploration Technologies Corp, numéro d’accession 0001628280-26-052515, déposé le 4 août 2026 et accepté à 16 h 01 min 05 s heure de New York ; rapport trimestriel 10-Q déposé le même jour, tous deux consultables sur la base publique EDGAR de la Securities and Exchange Commission. Transcriptions de la conférence de résultats du 4 août 2026 publiées par Investing.com et par MarketBeat, comparées mot à mot. Page d’actualités et documentation technique officielles de l’éditeur, sur x.ai et docs.x.ai. API publique du catalogue OpenRouter, interrogée sans clé. Prospectus d’introduction en Bourse (formulaire 424B4) déposé le 12 juin 2026, pour la date de fondation. Post d’Elon Musk sur X du 28 juillet 2026 à 15 h 20 heure universelle. Test d’accès à grok.com réalisé depuis un navigateur configuré en français, sans compte.


